Contrairement à l'idée répandue, les cons ne sont pas réformables; les campagnes de préventions ou les actions pédagogiques n'ont pas de prises sur eux. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquille : la peur. Je veux qu'ils sachent que je les surveille et que le temps de l'impunité est révolu.
Je compte à mon actif 140 meurtres de cons. Afin qu'ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins ce manifeste. Il explique le sens véritable de mon combat.
Convaincu mais confus, contrit et content à la fois, confis un peu aussi, contrarié surtout... Encore aujourd'hui le contrecoup, le contrechox, devrai-je dire, de cette considérable constatation me consterne. Comment n'y avais-je pas songé plus tôt? Les cons ! Que de conjectures incongrues, que de contretemps contre-productifs et autres contrevérités malheureuses pour en arriver là ! Confronté à ce constat si évident, j'aurais volontiers congratulé Larivière, pour son concours concluant, et fêté de concert avec elle la consécration de mon combat. Je me consolait en pensant qu'on se confronte toujours au concret avant de comprendre le concept.
[...]Un horizon sans limites s'offrait à moi. Un continent à conquérir.
Consacrant désormais mon énergie à tenter de définir le con, je m'attelai au rescensement de signes de connerie qui avaient pu être répertoriés par le passé, et qui pourraient ansi me mettre sur la piste.
[...] Consécutivement à mes reflexions précédentes j'en arrivais à la conclusion suivante :
Qu'est que la connerie? TOUT !
Qu'a-t-elle été jusqu'à présent dans la théorie philosophique? RIEN !
Mort aux cons Carl Aderhold